La liste… premier pas vers l’agriculture « en boucles fermées » biomimétique !

Au cours de la formation de Novembre 2012, nous avons pu enfin aborder ce qui vient « après avoir planté un ou des arbres »… le premier pas vers un système intégré, donc !

Nous sommes en région de pauvreté extrême, où chaque planteur manque de presque tout : pas d’outil, pas de réservoir d’eau, pas de tuyaux, etc.

Pourtant nous sommes sur Hispaniola, la première île des « Indes occidentales »  qui a été « découverte » par Christophe Colomb, et qu’il décrivit comme un Jardin d’Eden !

Certaines régions traversées en république dominicaine sur la route vers « Ansapit », ou certaines petites zones préservées comme la vallée encadrant Cascade Pichon dans les montagnes (photo de fond du blog), en donnent encore une idée de ce que l’ensemble de l’île pouvait montrer : jungle luxuriante descendant des montagnes jusqu’à la mer, rivières cascadant des eaux turquoises au milieu des arbres… Avocats et pamplemousses  sauvages gros comme des melons…

Alors comment se rediriger vers cette abondance? Avec des gestes si simples que chaque fermier, chaque femme prenant soin de son « Jaden Lakou » (Jardin dans la cour) puisse les faire, sans aucun nouveau moyen, avec ce qu’il possède déjà?

Une liste courte des pratiques essentielles à appliquer

Première élaboration d’une liste courte des pratiques essentielles à appliquer… Anse-à-Pitres, décembre 2012. Photo D.Rodary/Biomimicry Europa

En s’inspirant du travail fait au Sénégal par l’association Sahel People Services, et de leur charte agroécologique en 6 points, nous avons commencé à essayer d’élaborer une liste des points essentiels pour commencer à « boucler les boucles ».

Cette liste essaie de s’adapter à la réalité telle qu’on la perçoit au contact des partenaires Haïtiens. Une différence de taille avec le Sénégal, par exemple, est qu’en Haïti la nécessité de construire des barricades/haies autour de chaque champs pour les préserver du bétail errant est complètement intégrée dans les pratiques paysannes. Inutile donc de vouloir « promouvoir » cette  pratique.

La liste à l’heure actuelle est la suivante (et risque encore de beaucoup évoluer) :

  1. Planter des arbres. Pour créer un couvert ombragé, retenir et enrichir les sols, conserver l’eau, nourrir les hommes, attirer des animaux bénéfiques
  2. Pas de brûlis. Pour ne pas tuer la microfaune et perdre en fumée la matière organique qui pourrait enrichir le sol
  3. Paillage systématique avec tous matériaux organiques disponibles. Pour protéger le sol du soleil, conserver l’eau, favoriser la vie du sol, et retourner la matière organique vers le sol (quand le paillage se décompose)
  4. Compostage. Pour valoriser les matière organiques non utilisées, remplacer les engrais chimiques couteux, reconstruire la fertilité du sol.
  5. Conservation de l’eau. Utiliser chaque goutte par des usage multiples en cascade : se laver les mains à l’aide d’une noix de coco percée, en arrosant des plantes et leur paillage, qui sont au pied d’un arbre…. faire des diguettes en bas de chaque champs, en aval de chaque arbre…
  6. Pas de labour ou bêchage, aérer seulement le sol. Pour conserver les couches en ordre, préserver  la microfaune, garder la couche d’humus, et favoriser la pénétration de l’eau
  7. Garder et sécher des graines. Pour renouveler ses plantations gratuitement chaque année.

Petit à petit…

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